Durant la grossesse, le corps est mis à rude épreuve. La pratique du sport est possible, sauf avis médical contraire, à condition qu’elle soit encadrée et modérée. On fait le point sur la fréquence, l’intensité, les disciplines et les contre-indications.

Crédit : Lucas Favre/Unsplash
Sauf avis contraire d’un professionnel de santé, le sport en période de grossesse est possible, à condition de prendre des précautions. Les bienfaits sont doubles, à la fois pour la maman que pour le bébé.
Une activité physique régulière permet à la future maman d’optimiser sa circulation veineuse, de prévenir les troubles du transit intestinal, du diabète et de l’hypertension. Elle est aussi bénéfique pour le moral. Pratiquer du sport pendant la grossesse a même des effets sur la durée du travail pendant l’accouchement qui peut être réduite, grâce à une meilleure endurance et une bonne maîtrise de la respiration. Cela permet aussi de mieux récupérer en post-partum. Côté bébé, cela améliore son neurodéveloppement et diminue le risque de macrosomie, c’est-à-dire qu’il ne dépasse 4 kg à la naissance.
Écouter son corps et prendre l’avis d’un médecin
Mais pratiquer une activité physique pendant sa grossesse ne doit pas se faire n’importe comment. Il est recommandé de faire au moins 50 minutes d’activité d’endurance à intensité modérée par semaine. Le ministère des Sports conseille d’associer des activités d’endurance quotidiennes comme la marche ou la natation, à des exercices de renforcement musculaires doux, trois fois par semaine.
Lors du premier trimestre et sauf avis médical contraire, une femme enceinte peut pratiquer une activité physique normale. Au fur et à mesure que les mois passent, mieux vaut éviter les sports en compétition, de contact et à risque de chute. À partir du cinquième mois de grossesse, les activités qui nécessitent de rester allongé sur le dos de façon prolongée ne sont pas recommandées. À partir du huitième mois, seules les activités douces sont à privilégier. Voici quelques disciplines possibles : l’aquagym, la natation, l’aquabike, le yoga et le pilate prénatal, ou encore la marche rapide.
LIRE AUSSI. Des protège-dents connectés pour détecter les commotions cérébrales dans le rugby
Durant la totalité de la grossesse, il est primordial de ne pas prendre de risques pour sa santé ou celle de son bébé. Il convient de bien s’hydrater durant toute la durée de l’effort, de stopper immédiatement l’activité et de consulter une sage‑femme ou un médecin, en cas d’essoufflement persistant, de fatigue, de saignement vaginal, de perte de liquide, de contractions utérines douloureuses ou régulières, d’étourdissement ou de symptômes d’infection.
Partagez :